L’illusion sur le Grand Échiquier

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À la mémoire de Carla Lisbeth Rueckert (16 juillet 1943 – 1er avril 2015)

Quand le Créateur infini a souhaité se connaître Lui-même, un battement de Son grand cœur a fait naître la création suivante avec toutes ses densités et sous-densités, et tous les modèles de ces densités et Créations. Le temps et l’espace ont été suscités et ce qui auparavant était immesurable et inconnaissable est devenu une série d’illusions qui, paradoxalement, étaient connaissables à un certain degré, et ces ombres de connaissance ont été très désirées par le Créateur. Et chacune de ces étincelles et de ces ombres est devenue un agent du Créateur infini unique, une pensée en et par elle-même, une pensée entourée par et centrée sur la Grande Pensée Originelle qui est l’Amour. C’est ainsi que chacun de vous est un Logos, qui s’est abaissé et abaissé jusqu’à ce que vous puissiez faire l’expérience de l’illusion que vous êtes en train de vivre. Et chacun de vous est passé par de nombreuses expériences et de nombreuses densités jusqu’à ce moment particulier, en cet endroit particulier, chacune d’elles délicatement équilibrée dans le moment présent. (Q’uo, 29 mars 2001)

Ma première illusion s’est envolée quand j’avais cinq ans: j’avais perdu une dent. Mon père, la Fée des Dents, est entré tout doucement dans ma chambre pour déposer sa petite pièce et prendre ma dent sur ma table de nuit. Mais j’étais éveillée. De cette information j’ai conclu que la Fée des Dents, tout comme le Père Noël et les Cloches de Pâques, n’étaient pas des êtres littéralement physiques.

J’ai remarqué, cependant, que j’avais reçu une récompense en échange de la douleur de la perte de ma dent; que je recevais un panier tapissé de paille verte contenant des œufs colorés et autres friandises à Pâques; qu’à Noël je recevais des présents et qu’il y avait alors dans l’air et dans les nouvelles plus de douceur et de bonheur. Cette affaire d’illusions, ai-je conclu, n’était pas toute noire ou toute blanche. Les illusions pouvaient ne pas être littéralement réelles mais elles avaient cependant des effets mesurables dans ma vie et dans ma tirelire.

A un tout autre niveau, la solidité des doigts au moyen desquels je dactylographie ces mots est une illusion, tout comme l’est celle de l’ordinateur sur l’écran duquel je vois ce que je tape, la chaise sur laquelle je suis assise, le sol sur lequel se trouve la chaise, le terrain sur lequel se trouve la maison et son sol, la planète elle-même, et absolument tout ce que je vois avec mes yeux physiques. Comme les cloches de Pâques, tout ce à quoi nous pensons n’est pas réellement, littéralement concret. Mais il y a des effets mesurables. Je peux bouger dans mon champ énergétique individuel, c’est-à-dire dans mon corps. Mon monde a de la cohérence. Le clavier fonctionne. L’ordinateur fonctionne. Ma chaise et ma maison restent là moment après moment, jour après jour. Tout est aussi concret que possible. C’est de la réalité de consensus, généralement acceptée comme un fait.

Mais la science parle autrement quand il s’agit de regarder les choses de tout près. Sous un très puissant microscope, la solidité disparaît, nos cellules et toutes les cellules ou molécules de toute matière, organique ou inorganique, ressemblent à des étoiles éparpillées dans le ciel par une belle nuit. A ce niveau microscopique nous sommes comme des parties d’un univers infini de soleils autour desquels orbitent des planètes, en relation avec d’autres systèmes solaires de diverses manières.

Prenons par exemple pour modèle un atome d’hydrogène, et plaçons un proton de la taille d’un petit pois sur la ligne de 50 mètres d’un terrain de football; la première particule qui parcourt une orbite est de la taille d’une tête d’épingle et circule quelque part parmi les places les moins chères du stade. Pour l’observateur du parcours orbital tourbillonnant de l’électron de cet atome d’hydrogène, la matière dite solide est de l’espace quasiment vide. La masse est fameusement mise en question! Cet univers est fondamentalement un univers d’énergie en mouvement ou vibration, et non un univers de matière au repos.

Les systèmes de croyances de l’Orient diraient que tout le monde physique est pure illusion; ils appellent cette illusion maya. Ils ne lui accordent aucune valeur. Ils suggèrent que sa seule utilité est d’être découverte et d’être inscrite sur la liste de plus en plus longue des illusions qui ne signifient rien. L’objectif est d’aller au-delà de l’illusion et de demeurer dans la paisible vacuité du non-désir.

Pour ceux de la Confédération, au contraire, l’espace ‘vide’ est en réalité plein. Le groupe Q’uo dit:

“Votre Création et la mienne sont un plenum, un vaste infini absolument plein de la lumière qui est la vie elle-même dans sa première manifestation.”[1]

Dictionary.com donne la définition suivante d’un plenum “ tout l’espace vu comme étant plein de matière, par opposition à un vacuum”.

Le plenum de notre espace qui paraît vide, qu’il s’agisse de celui qui se trouve entre les atomes à l’intérieur de notre corps dans notre univers interne, ou bien entre les mondes de notre univers extérieur, est plein d’énergie vibrante. L’énergie est vivante. La tradition yogique nomme cette énergie le prana. La science antique l’a appelée éther. Les scientifiques plus modernes l’ont appelée, entre autres, ‘Énergie du Point Zéro’. Pour la science actuelle, cette énergie du point zéro est de ‘l’énergie potentielle’. Cela signifie qu’elle a le potentiel d’accomplir un travail, c’est-à-dire de produire du mouvement, mais qu’elle existe dans un état non manifesté. Quel que soit son nom, elle est pleine de l’énergie du Créateur unique. Il n’y a jamais d’absence d’énergie dans la Création infinie unique !

De temps en temps, des gens ordinaires vivent des expériences hors de l’ordinaire, ce qui démontre la nature illusoire du monde qui nous entoure. Peut-être avez-vous déjà vu un hypnotiseur enfoncer une épingle dans la chair d’un sujet, en lui suggérant qu’il n’y a pas de douleur. Le sujet ne ressent pas de douleur. Ou bien, l’hypnotiseur suggère à un sujet de marcher sur des braises et affirme que celui-ci n’aura pas de brûlures. Le sujet n’a en effet pas de brûlure. Ou bien vous avez pu lire qu’une petite femme frêle est parvenue à soulever l’avant d’une voiture pour délivrer son enfant coincé dessous. Dans des circonstances où l’individu croit de tout son cœur que les règles de l’illusion peuvent changer, elles changent.

Il serait stupide d’agir comme si le corps, le clavier, l’ordinateur, la chaise, la maison et le terrain sur lequel elle repose, n’étaient pas du solide. Dans l’illusion de la réalité de consensus tout est du solide. Il en est ainsi dans l’ensemble de la réalité qui s’éveille. Mais pour saisir la nature du Grand Échiquier il faut se souvenir que l’univers est un univers de vibration et de mouvement, et non pas de stabilité et de repos. Certains scientifiques s’accrochent toujours à l’idée de l’équilibre, qu’ils voient comme un état infiniment durable. Selon ceux de la Confédération, cependant, tous les éléments de l’univers s’influencent mutuellement en permanence, et ces vibrations n’atteignent jamais l’équilibre pendant les milliards d’années au cours desquels la Création se poursuit à travers ses densités.

Carla Rueckert dans Comment vivre la Loi Une: Le Choix
(Titre original: Living the Law of One, 101: The Choice)

[1] Groupe Q’uo reçu en channeling par L/L Research – transcription du 29 novembre 1987.

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